“ Parce que l’avenir de votre département est d’abord votre affaire, j’ai souhaité que vous puissiez dire très simplement votre attachement au Val-de-Marne et aux politiques publiques qu’il développe.
Je vous remercie par avance de votre attention et de votre mobilisation.
 ”

Christian Favier

Christian Favier
Sénateur
Président du Conseil général du Val-de-Marne

>
 Je demande au gouvernement de renoncer à ce projet.
>
 J’affirme mon attachement au département du Val-de-Marne utile à toutes et à tous.

Le Département utile : témoignages d'acteurs locaux

Bernard Benoist - Responsable de l’Union des compagnons paveurs, animateur du « XV du Val-de-Marne » (Bonneuil-sur-Marne)

 D. Adam

Je vois un aspect négatif dans ce projet de métropole. L’identification de l’économie circulaire, propre à chaque territoire, va disparaître pour être englobée dans un vaste « machin », comme disait le général de Gaulle. Cette structure ne sera pas dédiée aux habitants, comme cela peut l’être aujourd’hui avec les communes et les départements. Pourtant, cette organisation, datant des années 1960, permettait de rapprocher les habitants des pouvoirs de décision. Il me semble que l’on est en train de faire marche arrière. Je pense que ce sera préjudiciable pour des très petites ou moyennes entreprises (TPE-PME) car compte tenu de la taille des futurs marchés, les TPE et PME risquent d’être aspirées par de grands groupes ou bien de disparaître. J’ose espérer que la sagesse va l’emporter.

Gaëlle Lentulus - Crèche de la Paix (Choisy-le-Roi) Claudine Pauphen - Crèche La Terrasse (Créteil) Gwendoline Mermet - Crèche Paul-Armangot (Vitry-sur-Seine) Ayele Kuevidjen - Crèche Gérard-Philippe (Vitry-sur-Seine)

 M. Genon

Le Département a une politique très ambitieuse en matière de petite enfance et y consacre d’importants moyens. Si les crèches devaient être transférées aux communes, les agents et les familles perdraient en qualité de service public. Nous avons des agents techniques comme le cuisinier, la lingère, le personnel d’entretien qui font partie de l’équipe éducative. Demain, si le Département disparaîssait, ces postes seraient supprimés ou confiés au secteur privé. Titulaires d’un CAP petite enfance, nous sommes actuellement à l’institut de formation d’auxiliaires de puériculture, à Vitry, grâce au Conseil départemental. Il nous a aidées à préparer le concours d’entrée et maintient notre salaire pendant la formation. Combien d’employeurs, même publics, font encore cela aujourd’hui ? Sans ce soutien, on ne pourrait pas obtenir ce diplôme qui, au final, bénéficie aussi aux familles et aux enfants accueillis.

Christophe Guyot - Team manager du GMT94, écurie moto championne du monde d’endurance 2017 à Ivry-sur-Seine

Pour moi, le Val-de-Marne, c’est le modèle de la belle banlieue, un territoire où l’on parle vraiment des gens. Je vois le travail considérable qui est fait, l’humilité des acteurs locaux. Porter le n°94 en course, c’est une manière d’exporter ces valeurs humaines très fortes. Ce qui est important, c’est la proximité, la vie locale. Je voyage énormément et je reviens toujours ici, à Ivry. Nous, nous avons une structure solide. Mais certaines structures, sans l’aide des collectivités territoriales, ne pourraient pas exister. Le drame qui se dessine c’est que, pour des raisons économiques impensables, on veut supprimer des territoires, des services publics. Et ce qui est choquant, c’est que l’on culpabilise les gens. Les services publics, c’est une richesse. Plus on les supprime, plus on appauvrit la société.

Anne Dieleman - Directrice de l’association Nature et Société à Créteil

Nous essayons de mener des actions de protection de l’environnement avec les collectivités, du local jusqu'au national. En Val-de-Marne, nous avons la chance de travailler avec de nombreux services et pas uniquement avec ceux dont c’est le coeur de métier en apportant, par exemple, une touche environnementale à des événementiels liés au sport. Le Département et les associations ont une très bonne connaissance mutuelle des savoirs et compétences de chacun, ainsi que des problématiques locales ce qui permet de mener ensemble des actions pertinentes et efficaces. Si on supprimait l’échelon départemental, toute la connaissance des lieux, des enjeux, des acteurs sera à reconstruire. Or, les urgences environnementales ne peuvent pas se permettre de perdre du temps.


 D. Calin

Gérard Vauléon - Président de Solidarités nouvelles pour le Logement -SNL 94- (Saint-Maur-des-Fossés)

Notre association propose des logements passerelles et un accompagnement social à des personnes en difficulté et l’aide du Conseil départemental est essentielle. Le Département nous soutient financièrement pour la recherche, l’achat et la réhabilitation de logements alors que l’État a suspendu l’aide à la pierre depuis plusieurs années. Le suivi des familles dans nos logements, assuré par des travailleurs sociaux de SNL, est également pris en charge par le Département. Sans son implication, notre activité serait fortement réduite.

Philippe Leray - Entreprise SNTPP, SCOP de travaux publics (Fontenay-sous-Bois)

 A. Bachellier

Le Département est une nécessité, compte tenu de ses missions sociales fortes. Il dispose d’une vision globale en lien de proximité avec les différents territoires et ses habitants. Notre activité de PME des travaux publics peut vivre de sa commande publique. Sa disparition au profit de la métropole rendrait plus difficile notre accès à de gros marchés, comme on le voit avec les chantiers du Grand Paris Express. C’est aussi le travail d’économie circulaire et d’insertion professionnelle en direction des allocataires du RSA que nous menons en partenariat avec la collectivité départementale, qui serait remis en cause. À terme, c’est l’emploi qui en pâtirait.