“ Parce que l’avenir de votre département est d’abord votre affaire, j’ai souhaité que vous puissiez dire très simplement votre attachement au Val-de-Marne et aux politiques publiques qu’il développe.
Je vous remercie par avance de votre attention et de votre mobilisation.
 ”

Christian Favier

Christian Favier
Sénateur
Président du Conseil général du Val-de-Marne

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 Je demande au gouvernement de renoncer à ce projet.
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 J’affirme mon attachement au département du Val-de-Marne utile à toutes et à tous.

Les 7 départements franciliens unis pour défendre une grande métropole ambitieuse, solidaire et démocratique

Au-delà des clivages politiques, les présidents de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-et-Marne, de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, du Val d'Oise et des Yvelines étaient réunis ce jeudi 11 janvier à l’Assemblée des Départements de France (ADF) avec des objectifs communs : rappeler le rôle essentiel de l’échelon départemental et revendiquer une place déterminante au sein d’une grande métropole aux contours de l’Île-de-France.

Selon le Préfet de Région Michel Cadot, la réforme territoriale du Grand Paris doit supprimer les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne et maintenir la Métropole du Grand Paris dans ses limites actuelles. Le préfet envisage même de remplacer les quatre départements de la grande couronne (Yvelines, Seine-et-Marne, Val-d’Oise, Essonne) par des districts, établissement public datant des années 1960.


Les 7 départements franciliens unis lors la conférence de presse du 11 janvier 2018 à l'Assemblée des Départements de France (Photo : M. Lumbroso)

« Un scénario autoritaire, coûteux, inefficace et injuste »

C’est ainsi que François Durovray, président du conseil départemental de l’Essonne, qualifie le scénario privilégié Michel Cadot.

Christian Favier, président du Conseil départemental du Val-de-Marne, explique « Le risque du scénario Cadot est de creuser l’écart entre Paris et la banlieue. Ce scénario est pensé sans Paris où rien ne changerait, une métropole du SANS Paris, une métropole DONUT qui désorganisera la solidarité en banlieue et aggravera les fractures. » Stéphane Troussel,  président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, ajoute que ce scénario « aggravera les inégalités plutôt que de les combattre! Une autre solution est possible : le département-territoire ! »

En effet, le département est le bon échelon de péréquation pour équilibrer les inégalités sur les territoires, proclament les présidents.

Christophe Guilloteau, Président du Conseil départemental du Rhône, a partagé son expérience sur la Métropole du Grand Lyon. Son bilan inquiétant conduit les Départements d'Ile-de-France à dénoncer une certaine conception métropolitaine inadaptée aux attentes des citoyens, qui serait source de rupture sociale, territoriale, fiscale et économique.

Un déni démocratique

Christian Favier revient sur la méthode employée. En effet, la réforme de la métropole du Grand Paris est en débat aujourd’hui au gouvernement mais ni les populations, ni les élus, ni les agents départementaux concernés n’ont été concertés ! « On est vraiment sur un déni démocratique » conclut-il.

 « On ne voit pas où serait le progrès démocratique avec la suppression des trois départements qui entraînerait celle de 138 conseillers départementaux élus au suffrage universel direct pour l’installation de 1 263 délégués nommés » ajoute Patrick Devedjian, président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine.

Quel que soit le scénario retenu, la réforme ne pourra pas se faire sans la légitimisation des dirigeants de la métropole par le suffrage universel.

Une grande métropole solidaire

« Pour moi, le périmètre pertinent, c’est l’Île-de-France, entité territoriale définie par le périmètre du conseil régional. Si l'ambition est de faire une métropole de force mondiale, le bon périmètre c'est celui-là » précise Gérard Larcher, président du Sénat. « Comment éviter sinon une Ile-de-France à deux vitesses ? » ajoute Marie-Carole Ciuntu, vice-présidente de la région Île-de-France.

En effet, les présidents des départements franciliens ne demandent pas une révolution, un big-bang territorial mais une évolution. Il semble normal que la métropole puisse financer des projets à l’échelle métropolitaine comme par exemple le Grand-Paris Express, les universités, etc. tandis que les départements poursuivent leurs missions de protection de l’enfance, de gestion des collèges, d’administration du RSA…

 

Soutenus par Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des Départements de France, Gérard Larcher, président du Sénat, et de nombreux maires, les présidents des 7 Départements d’Ile-de-France veulent promouvoir une grande métropole, ambitieuse, solidaire et démocratique : une métropole englobant toute l’Île-de-France, bâtie avec les départements et le bloc communal.

Dans le Val-de-Marne, le Département organise une série de rencontres pour échanger sur la menace qui pèse sur les services publics et le quotidien des Val-de-Marnais : rendez-vous le mercredi 17 janvier 2018 à Champigny-sur-Marne, à 20h00 dans la salle du conseil municipal - Hôtel de ville, 14 rue Louis-Talamoni.

Les élus franciliens mais aussi les citoyens sont également invités le 31 janvier prochain à la Seine musicale (Île Seguin à Boulogne-Billancourt) pour défendre cette vision de la métropole.